Bonjour

Ce blog est issu de mon expérience douloureuse d'investisseur LMNP.

Exerçant une profession libérale, je cherchais à faire un placement permettant de défiscaliser tout en préparant ma retraite. En 2008, sur les conseils d'un groupe réputé en placements immobiliers qui promettait tranquillité et rentabilité, j'ai acheté un appartement dans une résidence services senior de la région parisienne. J'envisageais même d'enchaîner dans les prochaines années avec d'autres achats similaires, de manière à passer du statut de LMNP à celui de LMP. 

Moins de deux ans après, l'exploitant de la Résidence réduisait brutalement ses versements aux investisseurs de 54%, les plongeant dans des situations financières catastrophiques. Nous nous sommes regroupés en association pour essayer de nous en sortir.

Les pratiques commerciales des professionnels de la location meublée en résidences avec services aboutissent trop souvent à des drames personnels chez les particuliers qui leur ont fait confiance. 

Les victimes se taisent, car on les fait passer pour responsables de ce qui leur arrive.

Et ceux qui parlent, victimes ou professionnels du droit, sont trop peu nombreux.

Des associations très actives assistent les victimes et alertent les pouvoirs publics.

Grâce à l'autopsie de ma mésaventure, mon souhait est d'aider les investisseurs piégés et désemparés à comprendre ce qui leur arrive, et donner à ceux qui souhaitent franchir le pas quelques conseils pour le faire dans les meilleures conditions possible.

Je ne suis pas un professionnel, et je n'ai aucun intérêt à influencer les lecteurs. Que ceux qui ne sont pas d'accord avec mes propos n'hésitent pas à intervenir.

@+

Félix 

Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 23:47

Lorsque l'exploitant d'une résidence service est en difficulté, la priorité pour les copropriétaires est de faire bloc.

 

Il ne s'agit pas de se faire payer quelques loyers en croyant naïvement que cela va durer. La rentabilité ayant été calculée sur des bases erronées ne tenant pas compte du chiffre d'affaire prévisionnel de l'exploitation, le gestionnaire se mettra en cessation de paiement dès que ses caisses seront vides. C'est mathématique.

 

Accepter l'avenant? Sans contrepartie ni explications chiffrées? Certainement pas. Comment faire confiance à cet exploitant qui n'a pas su respecter le bail commercial qu'il a rédigé lui-même? Il faut demander à voir.

 

Le but du regroupement des copropriétaires est de prendre un avocat unique pour les assister, et d'assurer un avenir à long terme à la résidence service.


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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 17:29

Le 21 novembre 2011, deux ans après le début de la période du mandat ad hoc, le Tribunal de Commerce prononçait ENFIN la liquidation judiciaire de la SAS gestionnaire de notre résidence. 

Dans la semaine qui suivait, le liquidateur résiliait les baux commerciaux et permettait ainsi à chaque propriétaire de disposer de son appartement.

Dans la foulée, chaque propriétaire signait un nouveau bail commercial avec notre SAS d'autoexploitation, qui était sur les starting-blocks depuis 9 mois.

Et voilà le bilan de ce super investissement packagé tout-compris-aucun-souci : des dizaines de milliers d'euros déjà perdus dont nous aurons du mal à en revoir la couleur, une rentabilité réelle finalement très-très en-dessous de celle annoncée par nos chers pseudo-conseillers en patrimoine, et du boulot et des responsabilités pour les propriétaires impliqués dans l'autoexploitation.

On est bien loin du projet initial.... mais toujours debout grâce à la cohésion des copropriétaires de la résidence, grâce à notre avocat qui petit à petit a fait de notre affaire une affaire personnelle, grâce à d'autres avocats qui s'impliquent et nous font profiter de leur savoir et de leur expérience, grâce à la solidarité entre victimes de ces opérations foireuses, grâce à la FEDARS... 

et grâce à ce formidable outil de communication qu'est l'internet.

 

Publié dans : Mon témoignage
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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 13:53

 

Une pensée pour les propriétaires des résidences suivantes:

 

Arrau 3 Vallées, Les Terrasses de Labrau à La Foux d’Allos, Les Chaumettes à Super Dévoluy, Le Pra Palier à Orcières, Les Gentianes à Puy Saint-Vincent, Les Granges d’Arvieux à Arvieux, Le Bois Méan aux Orres, L’Ecrin des Neiges à Chamrousse, Les résidences de Valfréjus, Les Châlets d’Arrondaz à Valfréjus, Le Cheval Blanc à Valfréjus, Les Terrasses de Termignon, Les Terrasses de la Toussuire aux Bottières.

 

Cette liste est extraite d'un communiqué de presse d'un gestionnaire manifestement satisfait d'avoir obtenu le droit d'en exploiter les parties communes, afin de proposer ses services de qualité aux résidents.

 

Qu'en est-il de l'avis des propriétaires?

 

Je n'ai pas investi en Demessine, mais en LMNP. Mon cher promoteur-gestionnaire de ma résidence "senior", qui a mangé à tous les rateliers, a vendu 3 des 13 résidences précitées en collaboration avec une société tristement célèbre pour avoir ruiné des milliers de particuliers.

 

Je me sens donc solidaire de ces propriétaires.

 

Ce promoteur, comme d’autres, a largement profité du Demessine, avant de goûter au LMNP et au sympathique Censi-Bouvard.

 

Il vend bien cher des appartements en résidences services (tourisme, senior, EHPAD, il ratisse large), ou plutôt il recrute des commerciaux grassement commissionnés (15%, de source directe) pour chasser le pigeon.

 

Rien n'a changé depuis 2007 : toujours la même recette, universellement pratiquée dans le milieu car redoutablement efficace pour appâter les naïfs volatiles.

 

L’échec systématique de la gestion économiquement bancale qui en résulte ne l’a jamais affecté. Ingrédients de base :  prix de vente élevé (mais qui sera soi-disant compensé pour l’acheteur par les avantages fiscaux : récupération de la TVA + défiscalisation ou revenus complémentaires défiscalisés), fonds de concours pour se permettre d’afficher une rentabilité attractive, et maintenant une publicité agressive jusqu’à en être mensongère.  Il n’hésite pas non plus à afficher sur les sites commerciaux la confiance (et même l’implication effective) d’un élu local à un de ses programmes.

 

Comme d'autres, il s'est rempli les poches en détournant à son profit les avantages fiscaux du Demessine.

 

Le montant de la défiscalisation, les investisseurs le lui ont en quelque sorte versé au moment de l'achat.

 

Une partie est revenue au gestionnaire sous la forme de fonds de concours, qui ont servi à payer les loyers des premiers mois.

 

Au final, on se rend compte que l'Etat a subventionné le promoteur lui-même, en lui permettant en plus d'utiliser ces avantages fiscaux comme arguments de vente, tout en compromettant inévitablement la réussite de l'exploitation de la résidence.

 

Et comble d'ironie, suite à la déconfiture prévisible de la gestion, si l’investisseur ne trouve pas rapidement une solution de remplacement (ou ose refuser celle choisie par le Tribunal de Commerce), il peut se voir menacer de rendre ce "cadeau" fiscal à l'Etat.

 

Quel que soit le programme vendu, pour s'en sortir sans s'endetter, l'exploitant n'a souvent pas d'autre choix que d'imposer à plus ou moins court terme une baisse des loyers aux propriétaires, afin de les rétablir dans des valeurs économiquement correctes, les montants farfelus affichés sur les baux commerciaux n'ayant eu qu'une fonction appétogène.

 

Nous sommes ainsi des milliers selon la FEDARS, voire même peut-être des dizaines de milliers, à avoir fait le deuil des loyers initiaux. De très nombreux investisseurs ont cru être obligés d'accepter les baisses de loyers de leur exploitant. Ils se font peu connaître, et subissent en silence la conséquence de ce qu'il pensent avoir été juste un mauvais choix. Mais les langues se délient, et progressivement on découvre qui sont ces exploitants particulièrement convaincants.

 

Dans un même temps, nous avons compris que nous avions été sinon escroqués, au moins manipulés par les "professionnels" de l'investissement en résidences gérées. 

 

La confiance dans ce milieu a totalement disparu.

 

Nous ne croyons plus personne.

 

Piégés avec nos appartements que nous sommes loin d'avoir fini de payer, nous essayons parfois de nous regrouper entre victimes pour prendre nous-mêmes en main la gestion des résidences, et de plus en plus de sociétés d'autogestion font la preuve de leurs compétences dans ce métier d'exploitant hôtelier qu'elles apprennent par obligation.

 

Les Tribunaux de Commerce ont du mal à nous prendre au sérieux, petits autodidactes ultramotivés mais qui ne font pas partie du "clan".

 

Ils laissent les vautours tournoyer au-dessus de nos têtes, guettant les miettes du festin des promoteurs, occupés depuis à d'autres parties de chasse au pigeon. Jusqu'à en désigner un comme "repreneur titulaire du droit d'exploiter la résidence et qui dispose à ce titre des prérogatives de l'exploitant unique de la résidence (fonds de commerce, gestion des parties communes, détention du mobilier, prestations aux résidents, ...)" (extrait de la réponse publiée au JO du ministre du Budget * ...), sans que ce "repreneur titulaire" n'ait pris la précaution préalable et essentielle de s'assurer de l'accord des  propriétaires pour exploiter également les appartements, car il faut bien héberger sur place la clientèle à qui il va offrir en exclusivité les prestations.

 

Le recours à l'autogestion a été autorisé sous conditions précisées en aux articles 86 et 87 de la loi de finances 2010, pour éviter les "reprises abusives fondées sur des conditions léonines, ce qui n'est pas le cas lorsqu'une décision de poursuite d'activité est prise par le juge et sous son contrôle" (dit la question d'un député au ministre du budget). Seulement, les critères permettant de dire si les conditions sont léonines ou pas ne sont pas forcément les mêmes, que l'on soit juge de Tribunal de Commerce ou simple petit propriétaire. 

 

La technique du vautour: coincer son pied dans la porte en devenant le seul habilité à offrir les services, puis servir aux propriétaires le chantage à la restitution de la défiscalisation pour leur faire signer un bail commercial avec un loyer (très) minoré imposé. Avec l'appui de certains élus, et de certains journalistes aussi, dont les propos en première lecture m'ont fait bien peur**.

 

C'était probablement le but recherché.

 

Pas beau, le chantage.    

 

La fragilité du maintien de la défiscalisation est un moyen de pression utilisé par les gestionnaires pour imposer les baisses de loyers. 

 

Si les propriétaires sont soudés et prêts pour l'autogestion, en résidence de tourisme ils ont les moyens de résister. En effet, ils ne sont absolument pas obligés d'accepter de signer un bail commercial si le loyer fixé par le gestionnaire ne leur convient pas. 

 

Et lorsque les 9 ans fatidiques sont écoulés, ils tirent un trait définitif sur les services, et gagnent enfin leur liberté, même si elle est très cher payée.

 

Et si le Ministère du Budget laissait un peu tranquille ces propriétaires financièrement et psychologiquement épuisés, pour demander la restitution des avantages fiscaux à ceux qui les ont abusivement utilisés et encaissés ?

 

Ceux qui s'éclipsent dès que les résidences sont vendues.

... Les promoteurs.

 

Quant à la réponse à la question posée dans le titre de l'article, je vous invite vivement à la consulter sur le blog de Paul Duvaux, avocat : http://avocats.fr/space/paul.duvaux/content/les-proprietaires-des-residences-ont-le-droit-de-refuser-une-baisse-des-loyers_7532E360-6E54-4605-BA50-74B75E5B1E92

* Le texte de la question (et de la réponse) au ministre du Budget est ici. 

** En message privé, les précisions, pour ceux qui n'auraient pas trouvé seuls les références évoquées.

 

Publié dans : La nouvelle vie de l'investisseur piégé
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 19:27

 

Tout avait été parfaitement calculé.  

   

Nous avions entendu parler du statut LMNP, qui semblait répondre à notre situation, et le conseiller en patrimoine avait fini de nous convaincre. Il s’était occupé de tout : trouver spécialement pour nous la meilleure affaire du moment, un promoteur sérieux, un exploitant réputé, et même un expert comptable pour nous aider à gérer ce nouveau type de revenus qui allait tomber automatiquement et régulièrement tout cuit chaque trimestre  dans notre escarcelle. Le « package » était donc une idée formidable pour garantir un investissement sans souci.

   

Nous avions évidemment souscrit un prêt bancaire, puisque en LMNP les intérêts sont déduits des revenus locatifs, permettant ainsi de les neutraliser fiscalement, en association avec la déduction de l’amortissement. Dans mon cas, c’était un prêt classique amortissable.

   

Grâce à un tableau Excel imaginé pour l’occasion, en achetant en 2008 un T2 191000€ HT, 197000 € empruntés à 4,4% hors assurance, voilà ce qui était prévu :

   

- En 2010 les recettes annuelles (loyers) devenaient supérieures aux intérêts + charges annuels, et je commençais à absorber le déficit cumulé en 2008 et 2009.

   

- A partir de 2015, le déficit cumulé aurait été totalement absorbé, j’aurais commencé à amortir (l’amortissement étant reportable indéfiniment), et cela jusqu’en 2037.

   

- A l’arrêt de mon activité professionnelle, programmé entre 2025 et 2030, j’aurais donc touché un complément de revenus défiscalisé de 9914 €/an jusqu’en 2037 (grâce à l’amortissement), puis imposé à hauteur de 50% des loyers perçu.

   

Ceci dans le cas où le loyer du bail initial était versé indéfiniment.

   

Et encore, en n’appliquant pas dans le tableau la réévaluation annuelle des loyers (surtout pour des raisons de simplification de calculs), je pensais me laisser une petite marge de sécurité.

   

J’avais bien intégré le fait que je ne devais pas envisager de revendre le bien.

   

Je n’avais pas imaginé que dès 2009, la donne allait changer.

   

J’avais oublié de tenir compte de la particularité du bail commercial, et mon conseiller s’était bien gardé de m’ouvrir les yeux. Et, contrairement à lui, qui devait trouver cela tellement accessoire qu’il ne voyait pas la nécessité d’en informer ses clients, j’ignorais totalement la pratique des fonds de concours.

   

Le bail commercial, censé garantir les revenus, rend le propriétaire totalement dépendant des recettes que l’exploitant va pouvoir tirer de l’ensemble de la résidence service.

   

On pourrait croire que le loyer que l’exploitant a prévu de nous verser  est fixé une bonne fois pour toutes, et que c’est à lui, l'exploitant, de se débrouiller pour faire un chiffre d’affaire adéquat, ou pour trouver l’argent autrement.

Ce dont il ne se gène pas en acceptant dans un premier temps un fonds de concours du promoteur, issu des prix de ventes surévalués des appartements : en constituant l’essentiel voire la totalité des loyers qui vont être versés la première année aux propriétaires, le fonds de concours ne fait que revenir à la case départ, mais en ayant motivé au passage la décision d’achat de l’investisseur ignorant de ces pratiques par la promesse d’une rentabilité élevée.

Après tout, c’est l’exploitant qui a fait son étude de marché, qui a établi son budget prévisionnel  avec un optimisme mesuré, qui en a déduit un loyer acceptable et qui a décidé du montant à inscrire sur le bail commercial.

C’est l’exploitant, le "preneur", le « locataire », qui fixe lui-même le loyer de son outil de travail avant que celui-ci soit acheté.

Le montant de ce loyer calculé avec soin est d’ailleurs un facteur déterminant dans le choix de l’investisseur qui va y mettre des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros empruntés pour la plus grosse partie, donc forcément à rembourser selon un calendrier négocié avec sa banque.

Et si à l’usage le revenu d’exploitation s’avère ne pas être à la hauteur, le "pauvre" exploitant 20 ans d’expérience 6ème national dans sa catégorie membre du conseil d’administration du SYNERPA réputé renommé compétent de confiance et j’en passe n’a pas d’autre choix que d’annoncer à chaque propriétaire : « Vous êtes obligé d’accepter que je vous paye beaucoup moins que ce que j'avais décidé moi-même, sinon je dépose le bilan et vous vous débrouillez sans personne pour gérer votre bien ».    

Ubuesque ? Pas du tout.  Situation actuellement des plus classiques.

   

Alors je me calme et je reprends mon petit tableau Excel, en remplaçant  mon loyer initial par le même moins 54%.

   

- Voilà que dorénavant, je dois attendre 2020 avant que les recettes annuelles ne deviennent supérieures à la somme des intérêts bancaires et des charges, au lieu de 2010 avec le loyer initial (voir plus haut).

   

- Le déficit n’étant reportable que 10 ans, je ne peux plus l’absorber en totalité. A partir de 2018, une partie de ce déficit est perdu. Dans mon cas, ce sera 18000 €.

   

- Je commence à amortir en 2024. J’ai un petit revenu (4560 € /an au lieu de 9914€), sur lequel, heureusement et merci le gouvernement français qui a pondu le statut LMNP, je ne paie pas d’impôt grâce à l’amortissement reportable indéfiniment. Peut-être bien que je vais continuer mon activité professionnelle tant que mon arthrose et mes facultés mentales le permettront.

   

- Et c’est en 2055, lorsque je végèterai en maison de retraite publique (les EHPAD qui imposent des baisses de loyers vont finir par décourager les investisseurs privés), que je commencerai à payer des impôts sur les revenus locatifs, à hauteur de 50%…

   

J’ai encore eu la « chance » de ne pas choisir un prêt in fine, où les mensualités de remboursement ne sont constituées  que d’intérêts, ce qui augmente le déficit perdu car non reportable au-delà de 10 ans.

   

Certains des copropriétaires de ma résidence perdront bien plus de déficit que moi, et ne verront jamais leur revenu locatif ne devenir imposable, à moins de sérieux progrès dans le domaine de la médecine.

   

« Oui, mais attendez », vous entends-je protester, « il est impossible de se faire avoir comme ça, il doit bien y avoir une solution pour retomber sur nos pattes lorsqu’un tel pépin nous arrive? »

Eh bien non.

Désolé mais non.

Ou au maximum deux pattes sur quatre.

La seule solution valable étant matériellement impossible (remonter le temps juste avant la signature chez le notaire), il faut se résoudre à conserver un bien invendable et qui ne rapportera au mieux que quelques points de plus que l'avenant propose votre exploitant de départ qui s’est planté. Et cela, uniquement au prix d’efforts personnels dont vous n’avez pas idée mais indispensables, au risque de perdre encore beaucoup plus. 

   

Si vous vous retrouvez dans cette situation, il faudra dans un premier temps et dans l’ordre :

- regrouper tous les propriétaires,

- évaluer ensemble ce que peut rapporter votre résidence en optimisant tout ce qui peut l’être,

- décider du choix de l'exploitant (un exploitant totalement « transparent », ou une autoexploitation)

- se retrousser les manches et prendre une part active dans l’exploitation sans faire confiance à personne, qu’à vous-mêmes et aux autres copropriétaires, avec lesquels vous vous efforcerez, même si ce n’est pas dans votre tempérament naturellement individualiste, de maintenir une entente et une cohésion parfaite. 

 

Cela prendra quelques années (une, deux, trois… ?). J’essaierai de détailler notre propre parcours, qui est loin d’être achevé, dans de prochains articles. Ce parcours n'est pas idéal, mais connaitre les erreurs qui ont été faites par certains permettra peut-être à d’autres de prendre de meilleures décisions en perdant moins de temps. Encore une fois, j’encourage ceux qui vivent ou ont vécu de telles situations de les mettre dans le « pot commun » de la blogosphère.

   

Parallèlement, ou dans un deuxième temps, vous rechercherez éventuellement les responsabilités et vous chercherez à obtenir réparation. Ce sera à titre individuel, beaucoup beaucoup plus long, coûteux et au final aléatoire.

   

Alors, pour agrémenter votre retraite, toujours partant pour un petit LMNP ?

Publié dans : La nouvelle vie de l'investisseur piégé
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 18:04

Vous êtes propriétaire dans une résidence service d'un appartement ou d'une chambre que vous avez payé bien cher il n'y a pas si longtemps, et votre gestionnaire ne vous paie plus les loyers prévus par le bail commercial : FAITES DU BRUIT !

 

Comment? Juste en créant un petit blog d'information qui décrit gentiment la situation que vous vivez. J'insiste sur le "gentiment". Il ne s'agit pas de laisser trainer des mots comme "escroc", "arnaque", ou autres expressions péjoratives qui vous viendraient spontanément, et je vous comprends, mais qui pourraient vous attirer des ennuis. Quoi que.

 

Des faits, uniquement des faits, dont vous pouvez fournir tous les éléments nécessaires pour les prouver. Des évènements décrits de manière la plus neutre possible, sans préjuger des responsabilités des uns ou des autres dans leur survenue. Il faut juste retenir son ressentiment et s'appliquer à rester objectif.

 

"A quoi cela va-t-il bien ME servir?" vous demandez-vous. A vous-même, peut-être pas grand chose, c'est vrai.

 

Cela ne va pas vous rendre les loyers du bail commercial initial, ni faire remonter le temps juste avant la signature fatale chez le notaire.

 

Cela va servir à établir une base de données que les principaux bénéficiaires des incitations fiscales (promoteurs, gestionnaires, officines de défiscalisation, notaires) s'efforcent de maintenir dans le secret le plus complet, hélas pour eux de plus en plus difficilement, mais pas encore assez pour leurs futures victimes. Bien entendu, seuls seront affectés ceux qui n'exercent leur profession qu'aux dépens des particuliers qui leur accordent leur confiance, et non ceux qui n’envisagent de travailler que selon des règles de partenariat équitable. Ces derniers, les promoteurs, gestionnaires, officines de défiscalisation et notaires compétents et honnêtes (cela existe-t-il dans le domaine de l'immobilier géré? ou est-ce un oxymore?), non seulement ne verront pas leur propre réputation entachée, mais encore bénéficieront d'une meilleure image en n'apparaissant jamais ou presque dans ces descriptions d'affaires foireuses (encore un terme à éviter dans les blogs descriptifs et nominatifs). Une sorte de coup de pouce à une sélection naturelle qui se laisse déborder par les parasites.

 

Cela va servir à fournir aux consommateurs des moyens de se faire une opinion sur les produits qu'on leur propose, à partir d’informations concrètes et non sur les seules affirmations dénuées de la moindre preuve (voire mensongères) déversées par les professionnels eux-mêmes, dont le but premier (et parfois unique) est de vendre !

 

Cela va servir à mettre en vitrine la multitude de résidences en difficulté, alors que très peu en pratique se font connaitre.

 

Cela va servir à créer un esprit de solidarité et d'entraide entre les victimes, des personnes qui, au départ, ont soigneusement été maintenues isolées, même au sein de leur propre résidence.

 

Cela va servir à dissuader des gestionnaires vautours d'être candidats pour une reprise de l'exploitation déficiente via un plan de cession, car ils sauront que les propriétaires dont ils vont récupérer les baux commerciaux n'accepteront pas de signer le moindre avenant les condamnant ad vitam aeternam à des revenus de misère. Le gestionnaire foireux quittera le navire qu'il a largement contribué à couler avec le mot "liquidation" sur son pédigrée.

 

Faire un blog, c'est facile, c'est gratuit.

Deux, trois articles, et Google vous retrouve. 

Google cite le blog d'une résidence avec laquelle vous avez des points communs? Envoyez un commentaire, ou entrez en contact avec le blogueur.

 

Au moment de quitter cette page, cliquez sur le lien Overblog en bas à droite, et laissez-vous guider.

Et je suis également si vous avez des questions, ou besoin d'un petit coup de main technique.

 

A bientôt ! Je suis impatient de vous lire...

Publié dans : La nouvelle vie de l'investisseur piégé
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